DOCUMENTS DU RAPPORT
Telecharger ici le document pdfLes chiffres du CDJS et du PVC en 2023 En juin 2007, les chefs d'État et de Gouvernement de la CEDEAO ont adopté une nouvelle approche de l'intégration régionale en approuvant la Vision 2020 de la CEDEAO, dont l'objectif principal est de faire passer la communauté d'une CEDEAO d'États à une CEDEAO des peuples. Quelques années plus tôt en 2004, la Commission de la CEDEAO avait initié le Programme des Volontaires de la CEDEAO (PVC) avec l'appui de la Banque Africaine de Développement (BAD) et du Programme des Volontaires des Nations Unies (VNU), dans le cadre du Programme Paix et Développement de la CEDEAO (PADEP). Initier, élaborer, coordonner, suivre, et mettre en œuvre des programmes relatifs au développement de la jeunesse au sein de la communauté, telles sont les missions du CDJS/CEDEAO qui vise un meilleur engagement des jeunes dans le processus d’intégration de la CEDEAO. Depuis sa création, le centre met en œuvre trois programmes qui concourent à l’atteinte de ses objectifs. Il s’agit des programmes de sport, de jeunesse et de volontariat. La mise en œuvre du PVC a été suivie par la mise en place d'un partenariat entre la Commission de la CEDEAO et le Programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) en 2005. A travers un processus participatif et itératif, le lancement effectif du programme a eu lieu le 26 mars 2010 avec le concourt des différents départements et divisions de la Commission de la CEDEAO, des États membres de la CEDEAO, la société civile, les jeunes, les Volontaires des Nations Unies, l'UNESCO, la Banque Africaine de Développement. Les raisons de la mise en œuvre dudit programme sont diverses. Il y a notamment la recherche de la paix à travers la prévention et la gestion des conflits, la lutte contre le chômage des jeunes qui constitue un facteur d’instabilité dans les pays, la prise en compte de cette franche de la population dans le développement communautaire et l’intégration régionale. Cette politique régionale fait du PVC un véritable catalyseur dans le développement des nations et le renforcement des compétences des jeunes. Conformément aux conditions de service, le PVC a conçu et adopté une carte d'identité pour les volontaires. La carte, tout en les identifiant clairement en tant que volontaires de la CEDEAO, est destinée à faciliter leur libre circulation dans leur pays d'accueil et à les protéger contre tout harcèlement injustifié. Lorsqu’ils sont déployés dans le pays d’accueil ou à leur prise de service, les volontaires reçoivent des formations d'initiation. Ces ateliers comprennent toujours quatre domaines clés, entre autres : le volontariat, l'information sur la CEDEAO, la connaissance du pays hôte et la promotion d'une culture de la paix. Au-delà du Centre et de l’Organisation Ouest Africaine de la Sante (OOAS), dont les sièges sont respectivement à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, ainsi que le Fonds de la Paix de la CEDEAO, basé à Abuja, Nigeria, trois pays, notamment la Guinée, le Libéria et la Sierra Léone ont déjà accueilli les volontaires de la CEDEAO, tout comme des organisations internationales telles l’UNFPA (Sierra Leone), le PAM et la FAO (Liberia). Au cours de la période 2010 à 2023, deux cent onze (211) volontaires de 13 nationalités de notre espace communautaire ont été déployés sur le terrain avec l’appui des partenaires. Leurs âges est majoritairement compris entre 18 et 38 ans. C’est dire que le programme de volontariat de la CEDEAO est essentiellement orienté vers la jeunesse de la communauté. Mieux, le Programme des Volontaires de la CEDEAO s’inscrit dans la prise en compte de la dimension genre. Ainsi, la répartition de ce nombre par sexe est de 68 femmes et de 143 hommes. Les femmes y sont représentées à hauteur de 32% tandis que les hommes y sont à près de 68%. Ces volontaires, essentiellement des jeunes interviennent dans plusieurs secteurs d’activités, notamment l’éducation, la santé ; la jeunesse, le sport, la communication, l’administration, le suivi/Evaluation, le développement du genre, les TIC, l’agriculture, etc. et participent activement au développement sociocommunautaire. Ainsi, en fonction des domaines d’interventions, la répartition des volontaires se présente comme suit : Tableau : répartition des volontaires par domaine d’activité Source : CDJS/CEDEAO A titre illustratif, dans le secteur de l’éducation, 501 classes ont été tenues par les volontaires avec 11,681 élèves dont 6,757 garçons et 7,039 filles. Les résultats de ces activités éducatives sont satisfaisants. On note une importante augmentation du nombre d’élèves admis aux examens de fin de cycle secondaire en Sierra Leone et au Liberia avec plus de 90% de réussite. Dans le domaine de la santé, on y enregistre également des données satisfaisantes. Les Sages-femmes PVC ont pris en charge 1051 patients et les spécialistes PVC de Médecine familiale ont traité 1361 patients. Les infirmières en néphrologie ont traité 981 patients, dans l'Unité Cardio-Rénale, 200 patients hospitalisés ont été soignés par les volontaires. L'infirmière PVC Soins intensifs a reçu 293 patients. Les infirmiers pédiatriques ont quant à eux reçu 2,289 patients, 391 pour Infirmière palliative, 1159 pour les dentistes chirurgiens et 452 en radiographie. En matière de développement des communautés d’accueil, 783 personnes ont été formées dans plusieurs domaines dont le leadership, la citoyenneté, la structuration/dynamisme d’une ONG, les violences faites aux femmes, le cadre logique, l’Elaboration/gestion de projet, etc. Ces différentes réalisations montrent que le PVC est un véritable levier de développement et d’amélioration des conditions de vie des populations, principalement à travers son programme de renforcement des capacités dans la communauté. Les volontaires participent à la sensibilisation et la mobilisation des jeunes autour des questions d’intérêt public telles que le nettoyage des endroits publics, la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, les grossesses précoces et indésirables et la violence.